L’apport de l’XPS se résume comme suit :
- réalisation d’une analyse élémentaire qualitative (tous les éléments sont détectables, sauf H et He) ;
- obtention des profils élémentaires quantitatifs de 1 à 50 nm de profondeur grâce au décapage de la surface par des ions ;
- réaliser d’analyses quantitatives par simulation des spectres
- obtention d’informations sur les formes chimiques des éléments détectés (types de liaison, proportion oxyde/métal etc.).
UPS :
La spectroscopie de photoélectrons ultraviolets fonctionne comme l’XPS à ceci près que l’échantillons, toujours placé sous vide, est irradié par des rayonnements ultraviolets et non des rayons X. Il en résulte que les électrons arrachés ne peuvent provenir que des couches électroniques externes des atomes. On les appelle les électrons de valence. Aussi, l’UPS est-elle plutôt dédiée à l'étude des structures de bande de valence et la mesure du travail de sortie de la surface.
LEIS :
En complément des techniques XPS et UPS, existe également la technique dite de rétrodiffusion d'ions lents (LEIS ou Low Energy Ion Scattering Spectroscopy). Il s’agit d’une méthode d'analyse élémentaire de la surface externe, c'est-à-dire, avec une résolution en profondeur de l’ordre d’une couche atomique. Son atout principal est sa grande sensibilité à la surface, avec une limite de détection de l’ordre de 1012 atomes / cm². L'échantillon est bombardé par un faisceau mono-énergétique d'ions, le plus souvent des
He+ ou des Ne+, de faible énergie cinétique (0.5 à 3 keV). Une petite partie des ions incidents qui entrent en collision avec les atomes de la surface sont rétrodiffusés avec une énergie cinétique E1 qui dépend de la masse de l’atome cible. À partir de la mesure de l'énergie E1, on peut déduire la masse de l'atome cible. L’analyse quantitative par LEIS est possible, mais elle n’est pas immédiate et nécessite la plupart du temps l’utilisation de standards.
L’XPS et l’UPS fonctionnent sous ultravide. Il est donc nécessaire que les échantillons soient des matériaux solides compatibles avec l'ultravide. Cela peut également être des matériaux nano-structurés, des poudres ou encore des espèces déposées sur des surfaces solides. De plus, une préparation minimale de l'échantillon est requise.
Préparation complexe des échantillons :
La plateforme PSASI peut également offrir des prestations de préparation complexe des échantillons. Il est possible par exemple de réaliser des traitements sous atmosphère, température et pression de gaz contrôlées, grâce à des cellules accouplées aux instruments de caractérisation. Les échantillons sont ensuite transférés dans la chambre d’analyse sans entrer en contact avec l’air ambiant qui risquerait de les contaminer. Ces expériences, dites quasi in situ, sont particulièrement intéressantes pour le suivi des modifications du solide catalytique après différents traitements.